Kalanda cosmopolites à Thessalonique !

Bonjour à toutes et tous,

A la veille de Noël, nous vous proposons une Chronique du Jeudi festive, autour des kalanda qui, comme une madeleine de Proust, nous renvoient à nos plus anciens souvenirs. Surtout lorsqu’ils sont interprétés par les jeunes élèves de l’Ecole française de Thessalonique, issus d’horizons multiples et variés …

Toute l’équipe du Consulat général, de l’Institut français et de l’Ecole française de Thessalonique vous souhaitons de très belles fêtes de fin d’année, en joie et en musique, et vous donnons rendez-vous l’année prochaine, en espérant que 2022 sera l’année de la sortie de la pandémie et des retrouvailles dans des conditions plus normales et plus joviales …

En attendant, prenez soin de vous et de ceux qui vous entourent.

Sandrine MOUCHET
Consule générale, directrice de l’Institut français de Thessalonique

« Vive le temps, vive le temps, Vive le temps d’hiver »… Les jours raccourcissent, l’air fraichit, le vent forcit : l’hiver est arrivé, et avec lui viendront bientôt, tandis que le mois de décembre touche à sa fin, les boules de neige, Noël, le jour de l’An, et – comme dit la chanson – les « bonne année grand-mère ! ». Dans les rues de Thessalonique et de l’ensemble du pays, l’on pourra entendre les enfants sonner aux portes et entonner les kalanda, chants de Noël grecs traditionnels, en échange d’un petit pourboire. Les plus musiciens d’entre eux se doteront d’un triangle (trigono) ou d’autres instruments, cymbales, violon ou tambour, à l’image des jeunes garçons représentés par Nikiforos Lytras, maître de l’art moderne grec et fervent défenseur de la peinture de genre, dans son fameux tableau Les Kalanda (1872).

De nombreuses variantes des kalanda existent en Grèce : chaque région, chaque île, a ses traditions, ses dialectes et ses histoires, qui transparaissent dans les chansons. Certaines sont en outre consacrées spécifiquement au Nouvel an, jour de la Saint Basile (Àï Vassílis), puisque c’est à cette date que l’on distribue les cadeaux, là où, en France, la tradition des étrennes a pratiquement disparu.
Plusieurs chants étrangers, célèbres dans toute l’Europe, se sont par ailleurs répandus dans le pays, tels que Vive le vent (Trígona Kálanda)Douce nuit, sainte nuit (Àghia Nýchta), ou encore L’enfant au tambour (To Paidí Me To Tampoúrlo), tous bien connus des Français, qui les entonnent aussi, petits et grands, lors des fêtes de fin d’année. Mon beau sapin (O Élato!) compte également parmi les classiques locaux, bien qu’il n’y en existe pas d’interprétation équivalente à celle, extrêmement populaire en France, de Tino Rossi, chanteur corse notamment connu pour le titre à succès Petit Papa Noël, pour lequel il reçut un disque en or massif en 1949.

Cette année, nous vous proposons de découvrir une version inédite, bilingue et émouvante de Vive le vent : non pas un enregistrement méconnu de Nana Mouskouri, d’Elefteria Arvanitaki ou d’une star des années 1970, mais celle de nos jeunes élèves de l’École française de Thessalonique, dont la chorale s’est rassemblée dans la salle Allatini-Dassault de l’Institut et a défilé sur la Nea Paralia, à la veille de Noël, pour partager des chants de Noël en plusieurs langues, et à qui nous adressons nos chaleureuses félicitations :

Puisse leur chant bercer les fêtes de fin d’année de leurs parents, de nos équipes, de nos lecteurs et de tous les partenaires du Consulat général, de l’Institut français et de l’Ecole française de Thessalonique.
Nous vous souhaitons un Joyeux Noël à toutes et tous,
Kαλά Χριστούγεννα,
et une bonne fin d’année !
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