Événement commémorant les cinquante ans de la visite de Valéry Giscard d’Estaing en Grèce
Une importante cérémonie commémorative a été organisée par le Consulat général de France et l’Institut français de Thessalonique dans le cadre de l’exposition photographique présentée dans la salle Allatini -Dassault à l’occasion du cinquantième anniversaire de la visite historique du président français Valéry Giscard d’Estaing en Grèce.
Des dizaines de représentants d’institutions politiques, universitaires, culturelles, diplomatiques de la ville ont eu l’occasion d’admirer des photos et des vidéos des moments les plus importants de cette visite qui a marqué les relations gréco-françaises et a ouvert la voie à l’adhésion de la Grèce à la CEE quelques années plus tard.
« Lorsque Valéry Giscard d’Estaing se rend en Grèce en septembre 1975, la démocratie hellénique vient de renaître. Sa visite est la première d’un chef d’État après la chute de la dictature. Elle n’est pas seulement protocolaire : elle manifeste le soutien de la France au retour de la liberté, le désir d’accompagner un pays frère dans sa réinstallation au cœur du projet européen », a souligné dans son discours le consul général de France à Thessalonique, Jean-Luc Lavaud, avant de poursuivre : « Cinquante ans plus tard, les photos et les images que nous présentons ici gardent intacte leur force symbolique : celle d’une main tendue, d’une confiance partagée, d’une Europe qui se reconstruit sur la démocratie ». Et il a conclu : « Grace à la vision Valéry Giscard d’Estaing et Constantin Caramanlis, cinquante ans après cette visite historique, l’alliance franco-hellénique est l’une des plus solides d’Europe ».
Dans son allocution, le ministre-adjoint de l’Intérieur chargé des questions relatives à la Macédoine et à la Thrace, Konstantinos Gkioulekas a donné des exemples concrets de la longue amitié qui lie la Grèce et la France, soulignant que la coopération stratégique contemporaine prouve que la Grèce et la France restent des alliés solides. Il s’est souvenu que, enfant, il avait eu la chance de se trouver devant la voiture décapotable qui transportait Valéry Giscard d’Estaing et Konstantinos Karamanlis, à l’endroit où se trouve aujourd’hui la mairie, et qu’il avait même crié « Vive la France ! », ce qui a incité le président français à se retourner et à lui sourire.
Dans son discours, le professeur d’histoire de l’université Aristote de Thessalonique, Stratos Dordanas, a évoqué le contexte historique et les conditions dans lesquelles s’est déroulée la visite de Valéry Giscard d’Estaing, soulignant que les relations entre les deux pays ont une longue histoire qui remonte au siècle des Lumières français. Stratos Dordanas, soulignant que les relations entre les deux pays ont un passé historique profond qui remonte au siècle des Lumières français, la Révolution grecque, en passant par la Première et la Seconde Guerre mondiale, jusqu’à la période de la dictature et après celle-ci, jusqu’à nos jours. « Cette convergence franco-grecque dans tous les grands moments du passé lointain ne pouvait être confirmée de manière plus évidente que par la présence du président de la République française Valéry Giscard d’ Estain à Athènes le 17 septembre 1975, premier chef d’État à se rendre en Grèce après le rétablissement de la démocratie », a expliqué M. Dordanas, soulignant que cette visite a constitué un tournant dans les relations gréco-françaises, marquant le retour de la Grèce à la démocratie et à la famille européenne. C’est d’ailleurs lors de cette visite que le président français a prononcé la célèbre phrase : « L’Europe sans la Grèce ne serait pas l’Europe ».



















