Le 1er janvier : Saint-Basile et Saint-Sylvestre

Après notre chronique sur les festivités des 24 et 25 décembre, nous continuons sur ce ton plus léger pendant les fêtes, en rappelant les traditions des 31 décembre et 1er janvier dans nos deux pays.
Nous vous souhaitons une très bonne année 2021, en l’espérant plus conviviale que 2020, et vous proposons le « bêtisier » de la vidéo des vœux de l’équipe de Thessalonique  (diffusée la semaine dernière) pour commencer l’année en souriant.

 

Trilogie des fêtes

2 – Le 1er janvier : Saint-Basile et Saint-Sylvestre

En Grèce, le 1er janvier est la Saint-Basile : Agios Vassilis est l’équivalent grec du Père Noël, qui apporte les cadeaux pour bien commencer l’année. Les enfants grecs célèbrent le Nouvel An et la Saint Basile en chantant des kalandes de porte en porte, comme pour le 24 décembre¹.

En famille, on partage la vassilopita, un gâteau brioché dont on coupe une part pour chacun des convives, ainsi que quatre supplémentaires pour le Christ, la vierge Marie, Saint Basile et le pauvre. La brioche contient, en guise de fève, une pièce de monnaie : comme pour la galette des rois de l’Épiphanie en France², tirer cette fève est un présage de bonheur. La tradition remonte au IVᵉ siècle, époque à laquelle Saint Basile, évêque de Césarée de Cappadoce, trouva, dit-on, le moyen de redistribuer des pièces à la population en les cachant dans un pain pita.

Une autre tradition consiste à jeter une grenade (le fruit du grenadier), porte-bonheur, symbole de prospérité et de fertilité, devant le seuil de sa porte, après l’avoir préalablement fait bénir. On est également très attentif à la première personne qui passera le seuil de la porte le Jour de l’An (podariko) pour s’attirer la chance et éviter que le mal n’entre dans la maison. On choisit souvent de faire entrer un enfant, en raison de son innocence et de sa pureté, par le pied droit.

En France, c’est, en quelque sorte, l’inverse : le réveillon de la Saint-Sylvestre (nuit du 31 décembre au 1er janvier) se célèbre entre amis – alors que Noël se fête en famille –, autour d’un dîner se terminant souvent par une soirée dansante. Aux douze coups de minuit, tout le monde lève son verre et se souhaite une « bonne année ! » et une « bonne santé ! » en s’embrassant, parfois sous une branche de gui.

On peut continuer à se souhaiter les vœux, et éventuellement offrir des étrennes (cadeaux que l’on donne aux personnes nous ayant rendu service ou à des proches) jusqu’à la fin du mois de janvier.

Le soir du 31 décembre est aussi l’occasion pour le Président de la République de transmettre ses vœux aux Français à la télévision, depuis le palais de l’Elysée.

¹ Voir la Chronique du Jeudi « Καλά Χριστούγεννα – Joyeux Noël ! ».

² Voir les Chroniques du Jeudi « Épiphanie : galette ou gâteau des rois ; Theophania ou Ta Fota » et « Kalanda cosmopolites à Thessalonique ! ».

 

Source de l’illustration : Archives de l’Institut français de Thessalonique

 

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